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Ciné & Bouquins


Distraction, réflexion, découverte, culture, attention, ça fume.

Il est évident que cette sélection de choses à découvrir n'engage que moi, et qu'elle n'a pas vocation à être exhaustive... Mais bien sûr si vos lectures, séances ciné, ou autres, vous donnent des idées, lâchez-vous dans les commentaires des articles !

     TITRE *
 Réalisateur
 Auteur
 Année
 Acteurs
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  SYNOPSIS

Se souvenir des belles choses
Film de Zabou Breitman,
2002
avec Bernard Campan, Isabelle Carré

Nathalie conduit sa soeur cadette Claire dans un centre pour amnésiques. Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire. Le centre "Les Ecureuils" a accueilli quelques années auparavant leur mère, décédée jeune de la maladie d'Alzheimer.
Claire pénètre au sein d'un univers curieux et décalé. Elle y fait la connaissance de Philippe, un homme de quarante ans qui a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux tombent amoureux l'un de l'autre.

   
Elle s'appelle Sabine
Film de Sandrine Bonnaire,
2008

Un portrait de Sabine Bonnaire, autiste, réalisé par sa soeur. Récit de son histoire à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de 25 ans, et témoignage de sa vie aujourd'hui dans une structure adaptée.
Le documentaire évoque une personnalité attachante dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie, même si ses capacités restent altérées, dans un foyer d'accueil en Charente.

   
Le scaphandre et le papillon
Film de Julien Schnabel, tiré du livre-témoignage de J-D Bauby,
2007
avec Mathieu Almaric, Emmanuelle Seignier, Marie-José Croze

Le 8 décembre 1995, un AVC brutal a plongé J-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome", il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non". Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières...
Avec son oeil, il écrit ce livre, Le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter...

   
Le meilleur des mondes
Roman d'Aldous Huxley,
1931 (science-fiction), paru en poche
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'œuvre de la littérature d'anticipation a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
"Aujourd'hui, écrit l'auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique."

Mon commentaire : j'ai étudié ce bouquin au lycée (il y a quelques millions d'années, n'est-ce pas Geoffrey !). Le prof nous avait promis d'arriver à tirer de ce roman des citations sur tous les thèmes abordés dans l'année, et il a tenu son pari : c'est très dense et plutôt marquant. Pour nous aujourd'hui, c'est un départ de réflexion sur les limites de la recherche médicale et des objectifs qu'on doit se fixer, et aussi sur la façon dont pouvoir et relations humaines sont imbriquées (entre autres). A méditer chaque jour...
   
La part obscure de nous-mêmes
Essai d'Elizabeth Roudinesco,
2007

Est réputé pervers, depuis l'apparition du mot au haut Moyen-Age, celui qui jouit du mal et de la destruction (de soi ou de l'autre). Mais si la présence de la perversion dans toutes les sociétés humaines est avérée, chaque époque la considère et la traite à sa façon.
L'histoire des pervers est ici racontée à travers ses grandes figures emblématiques, depuis le Moyen-Age (Gilles de Rais) jusqu'à nos jours (le nazisme au XXe siècle, les types complémentaires du pédophile et du terroriste aujourd'hui), en passant par le XVIIIe siècle (Sade) et le XIXe (l'enfant masturbateur, l'homosexuel, la femme hystérique).
Notre époque, qui croit de moins en moins à l'émancipation par l'exercice de la liberté humaine et pas davantage au fait que chacun d'entre nous recèle sa part obscure, feint de croire que la science (la génétique notamment) nous permettra bientôt d'en finir avec la perversion. Mais qui ne voit qu'en prétendant éradiquer le mal, dans un geste d'abolition définitive, nous prenons le risque de détruire l'idée même d'une possible distinction entre le bien et le mal, qui est au fondement même de la civilisation ?
Comme toujours avec Elisabeth Roudinesco, la démonstration est rigoureuse, alerte, argumentée, et s'adresse d'abord au grand public cultivé.

   
Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
Film documentaire de Marc-Antoine Roudil et Sophie Bruneau,
2005 
Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail. Ouvrière à la chaîne, directeur d'agence, aide-soignante, gérante de magasin...
Tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d'un entretien unique. Les trois professionnels spécialisés écoutent et établissent peu à peu la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d'organisation du travail.
A travers l'intimité, l'intensité et la vérité de tous ces drames ordinaires pris sur le vif, le film témoigne de la banalisation du mal dans le monde du travail. Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés est un huis clos cinématographique où prend corps et sens une réalité invisible et silencieuse : la souffrance au travail.

Mon commentaire : ce film a été cité par M Daval (cours de sciences humaines). C'est un documentaire un peu dans le style de Raymond Depardon, suivi d'une discussion vraiment intéressante entre les différents médecins faisant partie de ce groupe. C'est intéressant pour ceux que la médecine du travail interpelle, mais bien plus que ça !
   
L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau
Récits cliniques par Oliver Sachs,
1992
paru en poche

Oliver SACKS décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même.
Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu'à les rendre grotesques et terribles ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l'odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres ; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pur un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres...
Tentatives aussi pour poser les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s'occuper de l'esprit, et même de l'âme...

Mon commentaire : bouquin cité par M Havet (cours de psy)

   
Simple
Roman de Marie-Aude Murail, 2004
éd l'école des loisirs

Simple dit «oh, oh, vilain mot» quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit «j'aime personne, ici» quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie, à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.

   
   



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